Emeishan : La Montagne Sacrée des Singes (15/21)

Emeishan : La Montagne Sacrée des Singes (15/21)

Levé 4h45 du matin. On se prépare tranquillement pour le bus qui part à 6h. Vers 7h30 on se trouve en haut, mais il y a encore de la route pour le sommet. On se décide de prendre les oeufs pour aller plus vite, comme des flemmards !


« Attention aux singes »… on pourra pas dire qu’on a pas été prévenu !

On arrive en haut des oeufs. Mais toujours pas le sommet ! Il faut finir à pied. Là en fait, pas beaucoup de nature, mais beaucoup de constructions, et de travailleurs sur les chantiers. Ils portent des fardeaux énormes, les chinois ont une motivation hallucinantes !


« 60 kilos ? Tiens, 60 centimes d’euros ! »

On arrive enfin. 3088m de haut ! Emeishan est l’une des 4 montagnes sacrées de Chine. On y aperçoit parfois un bouddha, à priori grâce à un phénomène de réfraction qui se produit dans les nuages. Autrefois, des pélerins se jetaient dans le vide, croyant à l’appel du bouddha ! On aura pas cette chance malheureusement, on restera les pieds sur terre, et on profitera du paysage tout blanc. On commence aussitôt la descente, il y a quelques 50km à faire…

On descend très très vite. L’air frais, l’humidité, les déboires des jours passés font de nous des hommes solides et prêt à tout ! On se met finalement à courrir pour descendre, et on ne pourra plus s’arrêter !

Il fait très humide, et très chaud…

On croise enfin notre premier singe. Je fais la bêtise d’acheter des bananes pour mon usage personnel, malheureusement un singe me saute vite dessus pour me prendre mon sac, ce qu’il arrive sans mal. Je me bat quand-même quelques secondes pour garder la banane que j’ai dans la main, mais c’est difficile et le singe se montre agressif !


Ca a l’air gentil comme ça…

Plus loin, en en trouve des centaines d’autres, et je décide de m’amuser un peu avec… Il suffit de se mettre à côté, de leur tendre le bras et ils le prennent. Par contre, quand on les regarde dans les yeux, ils font des mouvement de pupille un peu bizarre, c’est pas très rassurant. Je me suis ensuite baissé pour voir si un singe me sauterait dessus, et effectivement ça a marché ! Ca a été l’occasion de faire marrer tous les chinois autour !

Faut pas les prendre pour des cons, la peau de banane, ils en veulent pas. Par contre les bouteilles de jus d’orange… si ! Le problème, c’est pour les ouvrir, pas évident du tout !

C’est aussi plutôt des farceurs. Là, par exemple, les boules rouges chinoises, ils les éjectent !

On continue notre marche effrénée, ici un homme peine à monter ses paniers (les 30 et quelques autres kilomètres, il les a fait comme ça ?!), on passe aussi par un temple bouddhiste où on peut dormir. Voilà un truc qui doit être sympa à faire ! 😉


Ambiance garantie, avec le moine qui se promène et ses pas qui résonnent dans le temple …

On arrive à une jolie cascade, pas loin une maison habrite un vieux chinois où se trouve trois tables et sa cuisine…

C’est parti pour un petit festin ! Par contre, les prix s’envolent un peu plus dans les restaurants et magasins d’altitude. Là, on en a eu pour 5€ pour seulement 2 plats et du thé. Mais le coin est sympa, sur toute la route on ne croise vraiment personne.

On repart et on se refait attaquer par des singes ! Là c’est pas facile. Le singe tient absolument à ouvrir le sac à Anselme. Au début ça fait rire, mais le singe est obstiné, on s’aperçoit qu’il sait à peu près comment ouvrir un sac ! Il veut pas lâcher… Anselme se met à courrir, 3 petits singes lui sautent dessus, mais finalement se détachent…

Moi, un vieux singe ne me lâche plus la poche du short. Mon appareil photo est dedans, il le veut absolument ! J’appuie sur ma poche pour pas qu’il n’enfonce sa main, mais il montre des dents. Je sais plus quoi faire, il y a un pont à traverser avec plein de singes sur les côtés… Finalement je cours en arrière pour m’extirper des mains du vieux singe, je détache une dalle de béton cassée, je la soulève pour les effrayer et je passe… ouf !


Cours Fores’lme !

Encore un endroit difficile à passer. Là, c’est plus possible, il n’y a pas de dalle cassée, et courrir ne sert à rien, ceux-là sont costauds ! On retourne en arrière et on demande de l’aide à une garde forestière. Elle nous accompagnera avec son lance-pierre et un bâton, et on passera tranquillement, sous les yeux effrayés mais très curieux des singes…

On arrive sain et sauf en bas de la montagne, on n’a plus de jambes ! Pour résumer Emeishan : beaucoup de kilomètres dans les pattes, et beaucoup de singes ! Une dernière image, presque effrayante…

Ensuite, on rentre à Chengdu, on retrouve nos affaires et notre cher hôtel. On passe aux deux bars où on était passé 2 soirs auparavant histoire de s’amuser encore un peu et de déguster un gros hamburger maison !